HUGO, Victor

Victor Hugo et la date symbolique du 2 décembre

"De tout mon cœur [...] cher concitoyen de la république universelle [...] recevez mon cordial shake-hand."

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Lettre autographe signée de Victor Hugo (1802-1885) à George Makepeace Towle (1841-1893), consul des États-Unis en France puis en Angleterre de 1866 à 1870 et traducteur de Jules Vernes, notamment du Tour du monde en quatre-vingts jours.

Hauteville House [Guernesey] , 2 décembre [1869]. Une page in-12 sur un double feuillet. Quelques corrosions d’encre.

Dans ce billet particulièrement graphique, à la magnifique signature, Victor Hugo souligne en gros caractères la date du 2 décembre, date symbolique entre toute, historiquement et personnellement. Ainsi en même tant que le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, ce 2 décembre marquait le début de l’éxil de Victor Hugo.

C’est également un 2 décembre [1859] qu’est pendu John Brown, figure anti-esclavagiste dont Victor Hugo pris fait et cause (Cf ci-après).

La « République universelle » fut un des slogans de février 1848, invitant à la solidarité avec les soulèvements des peuples européens. Dans cet universalisme nationaliste, Hugo pense la France  comme « missionnaire de la civilisation en Europe », à l’avant-garde des États-unis d’Europe qu’il appelle de ses veux.

Bel encadrement en entre-deux-verres pensé pour être exposé sur un bureau ou sur une bibliothèque. Verre anti-uv et anti-reflet.


Hauteville House

2 X bre

De tout mon cœur; Monsieur et cher concitoyen de la république universelle;

et recevez mon cordial shake-hand.

Victor Hugo


Ce billet du 2 décembre 1869 s’inscrit dans les échanges de Victor Hugo avec les américains de Londres (dont fait alors partis George Makepeace Towle, consul des Etats-Unis), au sujet de la mort de Georges Peabody, banquier philanthrope américain survenu quelques semaines plus tôt. Ce même 2 décembre 1869, Victor Hugo souligne dans un courrier au président du comité américain de Londres :

« Votre lettre me parvient aujourd’hui, 2 décembre. Je vous remercie. Elle m’arrache à ce souvenir. J’oublie l’empire et je songe à l’Amérique. J’étais tourné vers la nuit, je me tourne vers le jour. […]  il y a aujourd’hui juste dix ans, le 2 décembre 1859, j’adressais, suppliant, isolé, une prière pour le condamné d’Harper’s Ferry [John Brown] à l’illustre nation américaine ; aujourd’hui, c’est une glorification que je lui adresse. Depuis 1859, de grands événements se sont accomplis, la servitude a été abolie en Amérique ; espérons que la misère, cette autre servitude, sera aussi abolie un jour et dans le monde entier ; et, en attendant que le second progrès vienne compléter le premier, vénérons-en les deux apôtres, en accouplant dans une même pensée de reconnaissance et de respect John Brown, l’ami des esclaves, à George Peabody, l’ami des pauvres.

(Victor Hugo, Actes et paroles. Pendant l’exil. 1869)

Ci-dessous le « Chêne des États-Unis d’Europe » que Victor Hugo planta le 14 juillet 1870. En arrière-plan, Hauteville House, Guernesey (Photo : B&Co 2023).

Victor Hugo Hauteville House à Guernesey

Ci-dessous la tablette de travail de Victor Hugo face à la mer dans le look-out de Hauteville House. (Photo : B&Co 2023) 2023)

Victor Hugo Hauteville House à Guernesey

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