Sarah Bernhardt en guerre contre « la Présidente » Apollonie Sabatier.
"Madame Sabatier continue ses calomnies indécentes.... Des lettres remplies de grossières insultes qu'on refuse de lire... des tissus de mensonges"500,00 €
DisponibleCaractéristiques
Lettre autographe signée de Sarah Bernhardt (1844-1923).
Trois pages in-8. Paris, 41 avenue de Villiers. 1879
Taille : 12,8 x 19,8 cm (hors cadre, inclus)
Très amusante lettre dévoilant la forte inimitié entre Sarah Bernhardt et la célèbre salonnière et muse de nombreux artistes, Apolonie Sabatier (1882-1890), surnommée la Présidente. Elle fut l’une des trois femmes (avec Jeanne Duval et Marie Daubrun) qui inspirèrent à Charles Baudelaire certains de ses poèmes. On peut d’ailleurs distinguer un cycle « Madame Sabatier », au sein du recueil Les Fleurs du mal. Baudelaire écrira entre autres pour elle Harmonie du soir.
Déjà infiniment célèbre à l’époque de notre lettre, Sarah Bernhardt reproche à Apollonie Sabatier des médisances sur son compte qu’elle attribue à la jalousie de cette dernière et à un besoin de publicité. Les deux célébrités n’ont alors pas le même âge Sarah Bernhardt à 35 ans tandis que la présidente approche les 58 ans
On peut remarquer sur l’en-tête du papier, le célèbre sceau de Sarah Bernhardt constitué de ses initiales S.B. avec la banderole portant la devise «Quand même » surmonté d’un masque tragique avec épée et marotte symbolisant le théâtre.
Monsieur,
Je vous suis très reconnaissante des regrets que vous exprimez pour le chagrin d’une façon injuste que vous m’aviez fait.
Madame Sabatier continue ses calomnies indécentes…. Des lettres remplies de grossières insultes qu’on refuse de lire… des tissus de mensonges.
Je crois que Madame Sabatier veut faire appel à la célébrité que lui refuse les journaux. Tout cela m’ennuie beaucoup. Je vous serais très obligé Monsieur si Madame Sabatier vous envoyait aussi une lettre contre moi de vouloir bien me la faire suivre.
Remerciements et regrets de vous tant déranger.
Sarah Bernhardt
41 avenue de Villiers.
Ci-dessous, deux photographies de Sarah Bernhardt à l’époque de notre lettre en 1879 :
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Ci-dessous, portrait de Madame Sabatier par Vincent Vidal (cers 1850)





