Verlaine met en garde contre les escroqueries en son nom !
"Toute personne qui viendrait en ma place vous parler d'intérêt passé présent ou futur [...] ferait une tentative d'escroquerie et devra être accueilli comme de droit."Vendu
Caractéristiques
Lettre autographe signée de Paul Verlaine (1844-1896).
Paris, 18 octobre 1892. 1 page in-8 sur un double feuillet. Petite restauration d’une insolation et d’une fente de plis.
Très amusante lettre du poète maudit qui met en garde ses correspondants contre toute personne qui viendrait se réclamer de lui et qui « ferait une tentative d’escroquerie ». Cette lettre vise peut-être à le protéger de possibles tentatives de ses maîtresses Eugénie Kranz et Philomène Boudin, qui cherchent de temps en temps à tirer quelques avantages et avances en son nom.
Le poète, depuis des années, fait des séjours réguliers à l’hôpital. Le 11 août 1892 il est de retour à Broussais pour soigner ses jambes et en sort le 7 octobre. Verlaine entreprend alors la composition de « Dans les Limbes », série de poèmes témoins de cette intense expérience hospitalière.
Paris le 18 octobre 1892
Chers Messieurs,
Je suis sorti de l’hôpital il y a 8 jours. Toute personne qui viendrait en ma place vous parler d’intérêt passé présent ou futur, homme ou femme, muni ou non d’une autorisation mienne ferait une tentative d’escroquerie et devra être accueillie comme de droit…
En attendant le plaisir de vous voir, agréez, chers Messieurs, mes meilleurs civilités.
P. Verlaine
9 rue des Fossés St Jacques
La lettre est proposée dans un élégant cadre en bois italien avec marie-louise, protégée par un vers anti-reflet et anti-uv. Taille originale de la lettre bien conservée sous la marie-louise. Décadrage facile sur demande.
Taille du cadre 26 x 20,5 cm.
Taille lettre après recentrage via la marie-louise : 17,5 x 12 cm.
Ci-dessous, un des derniers portraits de Verlaine, presque à l’époque de notre lettre, par Otto Wegener, en 1893.




