BAUDELAIRE, Charles

Les Fleurs du Mal. Édition « pré-originale ». 1855

Rare édition brochée telle que parue avec sa couverture de livraison.  

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Caractéristiques

Édition dite « pré-originale » des Fleurs du Mal, brochée telle que parue. 18 poèmes, dont quinze inédits et première apparition du titre  » Les Fleurs du Mal » deux ans avant la parution du recueil.

BAUDELAIRE (Charles) [Les Fleurs du mal]. Revue des Deux Mondes. XXVe année. Tome dixième. 5e livraison. Paris, Bureau de la Revue des Deux Mondes, 1er juin 1855.

Grand in-8, broché, non rogné. Restauration habile de petites déchirures sur la couverture et le dos. Intérieur frais, quelques petites rousseurs. Légers gauchissements, raideurs et ondulations normales du papier.

Les éditions « telles que parues », avec leur couverture de livraison, sont recherchées. Ces célèbres pages 1079 à 1093 se retrouvant dans les faits souvent reliées dans d’épais volumes trimestriels ou annuels  de la Revue des Deux Mondes quand elles ne sont pas simplement extraites pour être reliées à part.

La liste des poèmes :

Au lecteur

Réversibilité

Confession

L’Aube spirituelle

La Volupté (devenu La Destruction)

Voyage à Cythère

À la belle aux cheveux d’or (devenu L’Irréparable)

L’Invitation au voyage

Mœsta et errabunda

L’Ennemi

La Vie antérieure

Remords posthume

Le Guignon

La Béatrice (devenu Le Vampire)

L’Amour et le crâne.


J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l’unique soin était d’approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

(La vie antérieure)


On apprécie spécialement la note / avertissement de la Revue des Deux Mondes figurant sur la page de titres (page 1079) :

« En publiant les vers qu’on va lire, nous croyons montrer une fois de plus combien l’esprit qui nous anime est favorable aux essais, aux tentatives dans les sens les plus divers. Ce qui nous paraît ici mériter l’intérêt, c’est l’expression vive et curieuse même dans sa violence de quelques défaillances, de quelques douleurs morales que, sans les partager ni les discuter, on doit tenir à connaître comme un des signes de notre temps. Il nous semble d’ailleurs qu’il est des cas où la publicité n’est pas seulement un encouragement, où elle peut avoir l’influence d’un conseil utile, et appeler le vrai talent à se dégager, à se fortifier, en élargissant ses voies, en étendant son horizon. »

 

Ci-dessous, Baudelaire par Nadar vers 1855.

Baudelaire par Nadar 1865

 

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