La dernière lettre de Paul Verlaine
Dernière lettre autographe de la main du poète. Émouvante relique et memento mori.9 500,00 €
DisponibleCaractéristiques
Lettre autographe signée de Paul Verlaine (1844-1896) à Jules Rais (1872-1843).
Dernière lettre manuscrite connue de la main du poète avant sa mort le 8 janvier 1896. Les manuscrits ultérieurs seront de la main de sa maîtresse, Eugénie Krantz.
Une page in-16 oblongue sur un feuillet double. Papier filigrané « Harefield ».
Paris. 2 janvier 1896, 39 rue Descartes .
Taille : 12,2 x 14,2 cm
Cette lettre est une réponse à une sollicitation de Jules Rais, écrivain, critique d’art et traducteur. Jeune homme de 24 ans à l’époque de cette lettre. Il termina sa carrière en tant que Bibliothécaire en chef de la Chambre des députés. En 1943, à 71 ans, il est victime de la barbarie du nazisme et déporté à Auschwitz dont il ne revient pas.
Fin décembre 1895, Jules Rais annonçait dans un courrier à Verlaine la création imminente de la revue L’Image et invitait le poète à collaborer : « J’en suis secrétaire de rédaction. Des graveurs sur bois l’illustreront afin de lutter contre les procédés industriels et de rendre au livre sa beauté de jadis. Goncourt, Zola […] ont promis leur collaboration. Roger Marx en est. On annonce Huysmans, Geffroy, Descaves, Mendès, Barrès, etc. Des fonds permettront de faire appel aux grands en même temps que l’on accueillera les jeunes. Votre adhésion serait des plus précieuses, votre nom une garantie de succès…»
Souffrant de diabète, d’ulcères et de syphilis, Verlaine grave et signe sa souffrance sur le papier comme en témoigne la dégradation de l’écriture et de la syntaxe.
Il s’agit du dernier témoignage écrit qui nous soit parvenu de Verlaine qui meurt six jours plus tard d’une pneumonie aiguë. Les billets envoyés par le poète après le 2 janvier seront de la main de sa maîtresse, Eugénie Krantz.
2 janvier 96
Cher ami,
Oui, j’adhère à votre journal. Imprimez moi parmi [vos] collaborateurs et m’écrivez détails.
Très, très souffrant. Au lit et au lait. C’est pourquoi je vous écris si peu et si mal.
À vous de cœur.
P Verlaine.
39 rue Descartes
On joint à cette relique verlainienne, deux billets autographes, un de chacune des célèbres maîtresses rivales de Verlaine, Eugénie Kranz (dite Nini-Mouton) et Philomène Boudin (dite Esther), qui ont accompagné tour a tour les dernières années de la vie du poète.
Reçu signé « Philomène Boudin ». [Paris], 3 juillet 1893. 1 p. in-12 oblong sur papier imprimé, adresse de la Librairie Léon Vanier.
Reçu Signé « Mlle Krantz » précédé de la mention : « Pour et autorisé par M. Verlaine ». Paris, 17 mars 1894. 1 page in-12 oblong.
Cette pièce historique vient protégée dans un cadre en bois noir et or monté avec un entre-deux-verres anti-uv et anti-reflet. Taille: 21 x 22,5cm. (décadrable sur demande).
Ci-dessous la couverture (par Mucha) du premier numéro de la revue L’Image qui paraîtra en décembre 1996.

Verlaine sur son lit de mort au 39 rue Descartes. Dessin de Frédéric-Auguste Cazals daté du 8 janvier au soir.

Bibliographie :
– Correspondance de Paul Verlaine, publiée sur les manuscrits originaux. Préface et notes par Adophe Van Bever. T.3 page 300. 1929

![2 janvier 96, Cher ami, Oui, j'adhère à votre journal. Imprimez moi parmi [vos] collaborateurs et m'écrivez détails. Très, très souffrant. Au lit et au lait. C'est pourquoi je vous écris si peu et si mal. A vous de cœur. P Verlaine. 39 rue Descartes](https://baudelaireetcompagnie.com/app/uploads/2025/08/Capture-plus-claire-Verlaine.jpeg)



