Huysmans prépare l’exposition de Louise Desbordes au musée du Luxembourg.
Soutien très impliqué à la peintre symboliste. Évoquation de Renouard et Whistler.500 €
DisponibleCaractéristiques
Lettre autographe signée de Joris-Karl Huysmans (1848-1907) à la peintre symboliste Louise Desbordes (1848-1926).
Paris, 2 décembre 1902. Deux pages, petit in-16. Taille : 10 x 9 cm / Avec cadre d’exposition aimanté inclus : 16 x 12 cm.
Très charmante lettre de petit format, typique, dans laquelle Huysmans évoque tour à tour le Musée du Luxembourg et son directeur Léonce Bénédite, mais aussi les peintres Paul Renouard (1845 -1924) et James Whistler (1834-1903).
Huysmans entretint une relation suivie dans le temps avec la peintre Louise Desbordes qu’il estimait particulièrement, louant régulièrement son talent dans ses critiques d’art. (Cf infra.) L’auteur possédait également plusieurs œuvres et études de fleurs de Desbordes qu’il contemplait quotidiennement dans son petit appartement de la rue de Babylone.
L’exposition de Louise Desbordes se tint finalement quelques mois plus tard seulement, en mars et avril 1903, exposition temporaire dans une des salles du musée qu’utilisait le directeur Léonce Bénédite pour mettre en avant des artistes contemporains. Huysmans en fera une recension dans l’Écho de Paris. (Cf infra.)
Paris, 2 décembre 1902
Chère Mademoiselle,
J’ai vu M. Bénédite, hier. Il m’a répété qu’il était enchanté de faire l’exposition chez lui. [au musée du Luxembourg].
Elle aurait lieu en juillet, sans doute, entre celle de Renouard qu’il prépare et celle de Whistler qui viendrait après.
Il paraît vouloir se charger de tout et désirerait vous voir.
Allez donc lui rendre visite au Musée du Luxembourg où il est l’après-midi ; je crois que samedi il y serait sûrement vers 3 ou 4 heures.
Il y aurait beaucoup d’autres choses à examiner, mais je vous les dirai de vive voix.
Bien respectueusement, votre tout dévoué,
J.K Huysmans
« Les paysages de Mademoiselle Desbordes ne sont pas des copies de la nature, ce sont des états d’âme. Elle rend la tristesse des crépuscules et la solitude des jardins avec une discrétion et une finesse de nuances que l’on ne trouve que chez les très grands intimistes. »
J.-K. Huysmans, Chronique d’art, L’Echo de Paris, 14 avril 1903.
Ci-dessous, huile sur toile de Louise Desbordes .

Ci-dessous, une photographie de Huysmans en pied, à la pose très moderne, par André Taponier, 1904.







