BAUDELAIRE, Charles

Ernest Pinard, bourreau des Fleurs du Mal.

‎Photographie de Pierre Petit. Tirage albuminé d’époque au format carte de visite.

250 

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Caractéristiques

Photographie d’Ernest Pinard (1822-1909), implacable procureur impérial ayant fait condamner les Fleurs du Mal pour outrage (à la morale publique et aux bonnes mœurs) en 1857. Photographie de Pierre Petit.

‎Tirage albuminé d’époque au format carte de visite. Vers 1867-1868

Belle photographie, propre, très peu piquée et bien contrastée.

Taille : 10,3 x 6,4 cm

Ernest Pinard s’illustra également plus tôt dans l’année 1857 dans le procès contre Madame Bovary de Flaubert et les Mystères du peuple d’Eugène Sue juste après celui de Baudelaire. Il poursuivit une fulgurante carrière jusqu’à devenir Ministre de l’Intérieur l’année de ce portrait en 1867. Il a alors 45 ans. Affaibli des l’année suivante par « l’affaire Baudin », il tombe en disgrâce à la chute de l’empire.

Contrairement à Flaubert, Baudelaire fut relativement mal défendu par son conseil Maître Gustave Chaix d’Est-Ange. Le réquisitoire implacable d’Ernest Pinard est intéressant et bien amené.

« Poursuivre un livre pour offense à la morale publique est toujours chose délicate. Si la poursuite n’aboutit pas, on fait à l’auteur un succès, presque un piédestal ; il triomphe, et on a assumé, vis-à-vis de lui, l’apparence de la persécution.

J’ajoute que dans l’affaire actuelle, l’auteur arrive devant vous, protégé par des écrivains de valeur, des critiques sérieux dont le témoignage complique encore la tâche du ministère public.

Et cependant, messieurs, je n’hésite pas à la remplir. Ce n’est pas l’homme que nous avons à juger, c’est son œuvre ; ce n’est pas le résultat de la poursuite qui me préoccupe, c’est uniquement la question de savoir si elle est fondée.

[…]

De bonne foi, croyez-vous qu’on puisse tout dire, tout peindre, tout mettre à nu, pourvu qu’on parle ensuite du dégoût né de la débauche et qu’on décrive les maladies qui la punissent ?

Messieurs, je crois avoir cité assez de passages pour affirmer qu’il y a eu offense à la morale publique. Ou le sens de la pudeur n’existe pas, ou la limite qu’elle impose a été audacieusement franchie. »

Extrait du réquisitoire d’Ernest Pinard contre Les Fleurs du mal. 1857


On peut lire le réquisitoire en cliquant sur ce lien.

Ci-dessous, une caricature d’Ernest Pinard par Hippolyte Mailly, Le Pilori. 1857

Photographie d'Ernest Pinard. 1867

 

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