ZOLA, Émile

Carte de visite autographe signée avec enveloppe

Charmant mot au psychiatre et criminologue Maurice de Fleury pendant la rédaction de La Bête humaine.

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Caractéristiques

Carte de visite autographe signée d’Émile Zola (1840-1902) adressée à Maurice de Fleury, psychiatre criminologue et élève de Charcot. 1889. Enveloppe autographe d’une date légèrement postérieure.

Au milieu de l’écriture de La bête humaine, en 1889, Émile Zola prévient Maurice de Fleury qu’il lui a bien mis de côté les livres que celui-ci lui a prêtés. Zola s’est en effet appuyé sur ces derniers ainsi que l’expertise et la connaissances du psychiatre pour enrichir et alimenter son travail sur l’hérédité. Maurice de Fleury prêta de nombreux ouvrages et études de sa bibliothèque à Zola sur les sujets de la transmission générationnelle, des maladies nerveuses, des accès de violence et de l’alcoolisme, sujets au cœur de La bête humaine.

On joint un élégant cadre plexiglas aimanté d’exposition.

Taille carte : 10 x 6cm / Avec cadre d’exposition (inclus) : 21 x 15 cm


Merci de votre bonne lettre, mon cher ami. Je ne rentrerai à Paris que dans les premiers jours d’octobre, et nous causerons. J’ai mis vos livres de coté. Soyez sans crainte. Et bien affectueusement à vous et aux vôtres de notre part à tous les deux*.

Émile Zola

* Alexandrine Zola


Fasciné par Zola, Maurice de Fleury fit plus tard également une étonnante et instructive étude médico-psychologique de l’écrivain en analysant les habitudes de travail de l’écrivain, et qui fait relativiser la perception encore aujourd’hui communément admise du bourreau de travail :

« Méditez encore ceci : Zola ne peut pas travailler plus de trois heures sur vingt-quatre ; il n’a jamais pu se contraindre à un plus long effort: « Je suis malade à me coucher quand je dépasse la mesure », m’a-t-il dit bien souvent. […] C’est là la puissance du plus puissant cerveau dans le domaine littéraire, à la fin du siècle. Avec ce tout petit traintrain modeste, trois heures par jour en deux séances, cet homme dont l’attention est modique, dont la volonté n’a rien de formidable, dont la pensée s’épuise vite, trouve moyen de nous donner, tous les dix mois, un de ces livres où ne manquent ni la solidité de la charpente, ni le nombre de personnages, ni le dessin des caractères, ni la puissance de développement, ni l’énergie du verbe, ni rien de ce qui constitue la force créatrice…le génie, pour dire le mot. »

Ci-dessous, Émile Zola dans son cabinet de travail par Nadar, 1885.

Émile Zola par Nadar - 1885

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