BERGSON, Henri

Envoie de chaleureuses éloges depuis Londres.

"J’admire l'éloquence de ta péroraison ; elle prouve qu’on peut être philosophe sans être un vieux desséché"
   

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Caractéristiques

Lettre autographe signée d’Henri Bergson (1859-1941) à son condisciple normalien Léon Sautreaux.

Londres, 26 septembre [1884]. Deux pages in-12 sur un double feuillet.

Taille : 17,5 x 11 cm .

Rare lettre du jeune Bergson nommé professeur au lycée David d’Angers en 1881. Deux ans plus tard, il est muté au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.

Bergson écrit ici depuis Londres à l’occasion d’un séjour de quelques semaines.

Belle signature de jeunesse.


Londres, 26 sept

Cher,

Je n’ai pas l’habitude de faire des compliments, mais je ne puis résister à la tentation de te dire que ton discours est charmant et que j’aurais voulu l’entendre.

J’admire l’éloquence de ta péroraison ; elle prouve qu’on peut être philosophe sans être un vieux desséché ; mais ta conception de l’immortalité me scandalise, et je te le dirai bientôt de vive voix, car je serai à Paris vers le milieu de la semaine prochaine.

Si tu ne loges plus au même hôtel, aie soin d’y laisser ton adresse.

Mes félicitations à Séraphin, et une bonne poignée de main pour toi.

H Bergson


Léon Sautreaux est élève de l’École normale supérieure en même temps que Bergson dans la section des lettres en 1878. Il mènera une carrière discrète de professeur de philosophie au Lycée de Grenoble. Bergson interviendra en sa faveur en 1924 auprès du grand chancelier afin que lui soit remis la légion d’honneur : «J’estime pour ma part, que cette vie de travail, d’effort, de dévouement à l’Université, mériterait d’être récompensée par la croix de la légion d’honneur».

École normale supérieure, promotion de 1881- Science – Léon Sautreaux, de profil au deuxième rang en partant de la droite. Source : Lucienne, Bibliothèque numérique de l’ENS-PSL.

Portrait d’Henri Bergson :

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