Ensemble autographe autour de Théophile Gautier, sa fille Judith et son fils
Charmant ensemble autographe de Théophile Gautier, Judith Gautier et Théophile Gautier fils.300 €
DisponibleCaractéristiques
Joli ensemble de correspondance autour de Théophile Gautier (1811-1872) incluant :
– Un bordereau / reçu, escompté le 30 mars 1846 signé de la main de Théophile Gautier. (Taille 12 x 18 cm plié en deux)
– Une lettre de Théophile Gautier fils (1836-1904) homme de lettres, traducteur, danseur et administrateur, fils de l’écrivain Théophile Gautier et d’Eugénie Fort. Lettre autographe signée réservant au nom du prince Radziwill un cabinet rue Contrescarpe (1 page in-12).
– Un très charmant ensemble de trois cartes-lettres de Judith Gautier (1845-1917), par son mariage Madame Catulle Mendès, femme de lettres, fille de l’écrivain et de la cantatrice Ernesta Grisi. Trois lettres autographes signées adressées au journaliste et romancier Alexandre Hepp. (Taille : 10 x 13,5 cm)
Judith Gautier (1845-1917), fille de la cantatrice Ernesta Grisi et de Théophile Gautier, fut une femme de lettres accomplie. Mariée un temps à l’écrivain Catulle Mendès, elle su imposer sa propre voix dans le paysage littéraire français.
« Jeune femme belle, spirituelle et cultivée, Judith Gautier fut aussi poète, écrivain, auteur dramatique et sinologue. Elle se forma au contact de Banville, Flaubert, des Goncourt, de Baudelaire, Champfleury, Arsène Houssaye, Gustave Doré, qui fréquentaient le salon de son père. Elle apprit dès son plus jeune âge le chinois grâce aux leçons données par Tin-Tun-Ling (ou Ding Dunling), réfugié politique chinois recueilli par son père.
Son premier article, une critique de la traduction d’Eureka d’Edgar Poe par Charles Baudelaire, est publié dans Le Moniteur et lui vaut les félicitations du poète. Avec tendresse, Baudelaire lui prédit qu’elle causera «des naufrages», son surnom en famille étant Ouragan! Elle a par la suite publié des recueils de poésies chinoises, dont Le Livre de Jade, qui connut un grand succès. » Source: Stéphanie Barut (Musée virtuel de Richard Wagner).
Première lettre de Judith Gautier (Proposition de collaboration) :
30 RUE WASHINGTON
Cher Monsieur Hepp,
Je pourrais, peut être, collaborer utilement à La Depeche d’Orient, en vous donnant, chaque semaine, une revue des revues chinoises et japonaises. – Pour cela il faudrait que je puisse intéresser à ce travail un lettré chinois. Si ce projet vous semble bon. Dites-moi ce que je pourrais offrir au céleste pour l’indemniser. avec mes meilleurs souvenirs et souhaits de réussite
Judith Gautier
Deuxième lettre de Judith Gautier (Acceptation de collaboration) :
30 RUE WASHINGTON
Cher Monsieur Hepp C’est avec plaisir que je verraimon nom parmi ceux des collaborateurs à votre journal. – Quand vous voudrez bien venir me voir, je serai très heureuse de vous recevoir. Jamais je n’ai oublié votre si aimable article de jadis. Très cordialement à vous, Judith Gautier
Troisième lettre de Judith Gautier (Remerciements pour « La Libellule ») :
Monsieur Hepp,
Je suis vraiment touchée de la façon si charmante dont vous avez glorifié la Libellule. Je ne sais comment j’ai mérité tant de bienveillance et je vous remercie de tout mon coeur Judith Gautier
Lettre de Théophile Gautier fils (Réservation pour le Prince Radziwill) :
Samedi Monsieur Le prince Radziwill me charge de vous prier de lui réserver pour ce soir 7 ½ votre cabinet blanc, du premier étage donnant sur la rue contrescarpe il viendra avec cinq personnes. J’ai l’honneur de vous saluer
Théophile Gautier fils.
Judith Gautier par Nadar vers 1880.

Théophile Gautier par Nadar (Félix Tournachon) vers 1855.










