COCTEAU, Jean

Dessin original au marker brun – « Œdipe aveugle »

Grand dessin au format 37,1 x 30,5 cm. Vers 1960.

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Caractéristiques

Dessin original signé de Jean Cocteau (1889-1963). « OEdipe aveugle ».

Grand Dessin au marker brun, format , exécuté vers 1960, avec cachet de l’atelier.

Taille : 37,1 x 30,5 cm. Répertorié aux archives Guédras et accompagné d’un certificat d’authenticité d’Edouard Dermit du 5 mai 1995.

OEdipe avec son bâton d’aveugle (ou d’un roi déchu, le sceptre de l’exil), laisse derrière lui la silhouette minimale d’une acropole en feu rappelant la ville de Thèbes frappée par la peste et le scandale.

Œdipe constitue, avec Orphée, le mythe absolu de l’univers de Jean Cocteau. Dès les années 1920, le poète s’empare de cette figure de la tragédie grecque pour explorer les thèmes de la fatalité, du regard et de la vérité. Il lui consacre Œdipe Roi (1926), le livret de l’opéra-oratorio d’Igor Stravinsky (Oedipus Rex, 1927), puis son chef-d’œuvre théâtral, La Machine infernale (1934).

Vers 1960, durant la dernière période de sa vie — contemporaine de ses grands ensembles décoratifs de la Côte d’Azur, Cocteau synthétise son panthéon personnel à travers un trait épuré et continu. Dans cette Tête d’Œdipe, la mine de plomb trace une métamorphose visuelle saisissante : les yeux projetés hors du visage sur des pédoncules dressés évoquent la mutilation d’Œdipe se crevant les yeux, mais aussi la naissance d’une « seconde vue », celle du devin ou du poète qui renonce à la vision terrestre pour accéder au mystère.

Ci-dessous, photographie de Jean Cocteau vers 1957 par André Villers et sur le plateau de son dernier film, Le Testament d’Orphée (1960).

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