Cocteau se réjouit des succès populaires face aux critiques.
"Il faudra bien que ces pauvres critiques comprennent qu'ils ne peuvent que perdre à la roulette."420 €
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Lettre autographe signée de Jean Cocteau (1889-1963) à l’écrivain, dramaturge et réalisateur Marcel Achard (1899-1974).
Milly-La-Forêt, 23 octobre 1950. Une page in-4. Taille : 27 x 21 cm. Enveloppe autographe et timbre conservés.
Cocteau félicite le dramaturge pour sa pièce « Nous irons à Valparaiso » qui connaît alors un grand succès populaire au Théâtre de l’Athénée bien qu’une partie de la critique reproche à Achard sa « légèreté » habituelle.
Le film de Cocteau, Orphée, sorti quelques semaines plus tôt divise encore plus fortement la critique : les « spécialistes » du cinéma boudant sa poésie onirique qu’ils jugent prétentieuse, tandis que le public se presse en masse dans les cinémas. Le film sera réhabilité puis célébré au fur et à mesure des décennies, influençant de nombreux réalisateurs de Jean-Luc Godard à David Lynch.
Mon Marcel
Il paraît que la pièce marche à fond. Je suis heureux. Il faudra bien que ces pauvres critiques comprennent qu’ils ne peuvent que perdre à la roulette.
J’irai, en provincial, à une de mes visites en ville.
Je t’embrasse.
Jean
★
Orphée fait salle comble partout. Ces messieurs* en sont malades.
*Les « pauvres critiques »
Ci-dessous les affiches originales française et anglaise d’Orphée.





