BAUDELAIRE, Charles

Catalogue de la librairie Poulet-Malassis, 1861.

Rare catalogue des livres de fonds de la "librairie" Poulet-Malassis, 97 rue Richelieu, Novembre 1861.

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Caractéristiques

Catalogue des livres de fonds de la « librairie » Poulet-Malassis, 97 rue Richelieu, novembre 1861.

Alençon. – E. DE BROISE, imp et lith. In-12. 36 pages. Taille : 17,5 x 11 cm

Catalogue imprimé à Alençon présentant les œuvres disponibles au catalogue de l’éditeur. Plaquette souvent reliée à la la fin des ouvrages d’époque édités par Poulet-Malassis.

Sur la couverture, on distingue le logo de l’éditeur : un petit oiseau (un poussin ou un jeune coq) sur une branche, entouré des lettres P. M. C’est bien sur un clin d’œil direct au surnom que lui donnait affectueusement Baudelaire : « Coco-Malperché ». Poulet-Malassis avait fini par adopter ce volatile comme marque d’éditeur.

On relève en début de catalogue la parution de la seconde édition des Fleurs du Mal (1861), publiée après le célèbre procès pour outrage aux bonnes mœurs de 1857. Le catalogue précise qu’elle est « augmentée de trente-cinq poèmes inédits, et ornée d’un portrait de l’auteur, gravé par Bracquemond » pour la somme de 3 francs. On y trouve aussi de Baudelaire Les Paradis artificiels et Théophile Gautier.

A la fin de la brochure,  le catalogue montre que Poulet Malassis vendait également directement, pour 1 franc, des « Portraits tirés sur Chine », notamment celui de « Ch. Baudelaire, gravé par Bracquemond ».

A la fin de l’année et durant l’année 1862 Poulet-Malassis subit une faillite retentissante, traqué par ses dettes et la censure du Second Empire. Il s’exile peu après en Belgique. Ce document est donc l’un de ses tout derniers catalogues parisiens.

Ci-dessous portrait d’Auguste Poulet-Malassis par Nadar vers 1857.

Portrait d'Auguste Poulet-Malassis (1825-1878)

Dernier portrait de Charles Baudelaire, par Etienne Carjat. 1865

Charles Baudelaire, dernier portrait par Etienne Carjat. 1865

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