Jacques Prévert peint l’affrontement du bien et du mal dans un charmant castelet.
Merveilleux dessin aux crayons gras rouges, violets, bleus, jaunes et noirs.2 400 €
DisponibleCaractéristiques
Jacques Prévert — Splendide dessin original signé sur le faux-titre (et la page en regard) de son recueil Spectacle (paru en 1951).
Paris, décembre 1957. Dessin avec envoi signé poétiquement « Jacques Rêve-Vert » et exécuté aux crayons gras rouges, violets, bleus, jaunes et noirs sur une double page. Taille : 18,5 × 27 cm et 30,5 × 39 cm avec son cadre entre deux verres (anti-UV et antireflet) inclus. Envoi autographe « À Servane, à ses beaux yeux ».
La signature « Jacques Rêve-Vert » est bien sûr un clin d’œil poétique au rayon vert, célèbre phénomène optique (éclat vert fugitif au sommet du soleil au moment où il disparaît à l’horizon) et symbole d’émerveillement cher à Jules Verne et aux surréalistes.
Jacques Prévert dessine aux crayons de couleur la confrontation du diable (avec sa fourche) et d’un prêtre (avec sa croix) dans un féerique castelet. À la croisée de l’enfance, du spectacle populaire et de la satire, le castelet, petit théâtre (en bois, en toile ou en carton utilisé pour jouer des spectacles de marionnettes), occupe une place centrale dans l’univers de Prévert. On distingue devant le petit théâtre une triple rangée de public. Prévert détourne également les aplats noirs du dessin pour dessiner de rayonnants soleils au recto, créant une nouvelle scène avec les silhouettes.
En cette année 1957, Prévert présente sa première grande exposition de collages à la Galerie Maeght à Paris. Dans ses compositions plastiques de cette période, l’anticléricalisme est omniprésent : il découpe fréquemment des gravures de curés, de papes ou de religieuses pour les confronter à des diables, des figures païennes ou des animaux, tournant en dérision le dogme religieux.
Ci-dessous, Jacques Prévert vers 1956, suivi de « Exposition Jacques Prévert, rêveur d’images ! Au musée de Montmartre ».









