Chateaubriand devise sur sa gloire et sa postérité !
"Je ne compte pas sur moi pour la postérité, mais sur les hommes de talent qui veulent bien quelquefois placer mon nom dans leurs ouvrages."Vendu
Caractéristiques
Lettre autographe signée de François-René de Chateaubriand (1768 -1848).
Paris, le 4 janvier 1824. Une page in-4. Papier bruni, coloration en marge droite.
Taille : 24 x 18 cm
Amusant exercice de modestie de Chateaubriand alors au sommet de sa gloire politique et ministre des Affaires étrangères, à l’attention d’un poète admirateur, qui pourrait être un jeune versificateur romantique de l’époque comme Victor Hugo.*
Belle signature.
Paris, le 4 janvier 1824,Je n’ai point Monsieur, la double gloire**que vous voulez bien me supposer.
Je n’ai qu’un mérite ; celui d’admirer sincèrement les beaux vers et par conséquent de lire souvent les vôtres.
Je ne compte pas sur moi, Monsieur, pour la postérité, mais sur les hommes de talent qui veulent bien quelquefois placer mon nom dans leurs ouvrages.
Croyez-donc Monsieur à ma reconnaissance, ainsi qu’aux sentiments avec lesquels j’ai l’honneur d’être votre très humble et très obéissant serviteur.
Chateaubriand
* Quelques moi auparavant, le 11 juillet 1823, Victor Hugo, 22 ans, écrivait à Chateaubriand en lui envoyant ses Odes : « Je vous adresse un livre qui se recommande bien moins par ce qu’il vaut que par le respect qui l’accompagne. Vous êtes, pour tous ceux qui cherchent à faire quelque chose de grand et de vrai, l’exemple et le juge. Il m’est doux de mettre sous vos yeux ces pages où j’ai essayé, du moins, de marcher dans la voie que vous avez ouverte, et d’y porter un peu de cette élévation que vos ouvrages ont fait aimer à ma génération. » (Victor Hugo – Lettres à divers, éd. Gustave Simon, Paris, Ollendorff, 1910)
** la double gloire d’homme d’état et de poète.
Ci-dessous, Chateaubriand par Pierre-Louis Delaval. Vers 1928

Ci-dessous, le célèbre portrait romantique de Chateaubriand par Anne-Louis Girodet (vers 1809).




