Belle invitation à un poète à l’«âme vaillante» et aux beaux vers «doux et fiers».
"Votre poésie a l'éclat magnifique du vrai et du juste. Je vous envoie mon vieux coeur."2 000 €
DisponibleCaractéristiques
Lettre autographe signée de Victor Hugo (1802-1885) à un poète « aux vers doux et fiers ».
S.l.n.d. [Vers 1870 – peut être le vendredi 25 novembre 1870]. Une page, sur un double feuillet. Taille 13 x 10,3 cm. Montée dans un élégant cadre entre-deux verres 23, 5 x 20,5 cm (inclus).
Revenu à Paris en septembre 1870 après dix-neuf ans d’exil, Victor Hugo vit alors au cœur de la capitale assiégée par l’armée prussienne. À 68 ans, il est vénéré comme le patriarche incontesté des lettres et célébré par la jeune génération de poètes du Parnasse à Verlaine, qui voit en lui et dans ses Châtiments le symbole littéraire et le phare patriotique de la résistance parisienne. Il met sa notoriété au service de la défense nationale — notamment en offrant ses droits d’auteur pour financer des canons et en laissant jouer et adapter ses textes librement.
Le 5 décembre 1870, Victor Hugo note dans son carnet “Gautier est venu dîner avec moi ; après le dîner sont venus Banville et Coppée.”
La description de Hugo du style du poete “ vos vers sont beaux, doux et fiers. Vous êtes une âme vaillante.” pourrait correspondre (sans certitude) à Francois Copée. En novembre 1870, François Coppée est alors un jeune poète-soldat très militant, engagé sur les remparts et publie en octobre 1870, « Lettre d’un mobile breton » dont le style pourrait potentiellement incarner ces « vers beaux, doux et fiers » et cet « âme vaillante » que Victor Hugo salue et a qui il envoie son « vieux coeur ».
Large et belle signature.
Vendredi 25 9bre
Venez, poète, venez, que je vous serre la main!
Vos vers sont beaux, doux et fiers.
Vous êtes une âme vaillante.
Votre poésie a l’éclat magnifique du vrai et du juste.
Je vous envoie mon vieux coeur.
Victor Hugo
Ci-dessous Victor Hugo par Étienne Carjat vers 1876.






