Baudelaire et Sainte-Beuve. 1917
300 €
DisponibleCaractéristiques
Très intéressant ouvrage ou Fernand Vandérem développe une thèse critique sévère et argumentée à l’égard de Sainte-Beuve, considéré de son temps comme le « pape » de la critique littéraire française. L’idée centrale de Vandérem étant que Sainte-Beuve manqua cruellement de générosité, de clairvoyance et de courage intellectuel face au génie de Baudelaire.
Avec ce bel exemplaire, sont jointes trois lettres autographes signées (format pneumatique) de Fernand Vandérem adressées au grand bibliophile marseillais Léon Schuck, admirateur de Sainte-Beuve et Baudelaire.
9 mars 1919
Monsieur,
Pardonnez mon retard à vous remercier. Mais je viens de subir une petite grippe et mon courrier s’en ai trouvé fortement troublé.
Vos indications sont des plus intéressantes et je vous en dirai de vive voix l’utilité pour moi, si, lorsque que vous passerez par Paris, vous voulez bien venir voir mes livres.
Agréez, je vous pris, mes sentiments les meilleurs.
Fernand Vandérem
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19 Mars
Monsieur,
Je trouve ce soir votre dépêche en rentrant avenue Montaigne où je ne suis pas encore réinstallé.
Les trois-quarts de mes livres sont encore en province où je les avais expédiés en mai dernier.
À la fin avril je serai de nouveau avenue Montaigne où mes livres m’auront rejoint.
J’espère que si vous passez par Paris à ce moment, ce premier ajournement ne vous aura pas rebuté et que vous me ferez le plaisir de votre visite.
Encore merci pour l’obligeance que vous m’avez témoignée et veuillez agréer mes sentiments les meilleurs.
Fernand Vandérem
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20 mars
Cher Monsieur,
Si vous voulez bien et sauf avis contraire de votre part, je vous attendrai mardi avec plaisir à 1h et demie.
Agréez je vous pris mes meilleurs sentiments.
Fernand Vandérem
Photographie de Sainte-Beuve en 1860, par Robert Émile.

Baudelaire par Nadar, vers 1855.













